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Interview Adunakhor Z. (juillet 2009)



Questions posées par Wolf (Darken_Face) et Hagakure (KalachnikoV).


Wolf : Peux-tu brièvement nous présenter le groupe, et nous faire un rapide petit bilan de ton parcours musical?

A : Thy Apokalypse est un projet né le 15 septembre 2005 des cendres d'un autre projet qui s'appelait Exär Kün (c'était de l'électro/ambiant, plus qu'autre chose), projet qui a duré 1 mois. Dans la foulée, j'ai réalisé ma première démo Funeral Shrine qui est sortie en juin 2006 sur Ahriman Rec.
Entre temps, ayant acquis une guitare fin 2005, j'ai commencé à composer des morceaux à la guitare
Legolas Landvoettir a rejoint le groupe en juillet 2006 à la basse afin d'enregistrer le split (qui à la base était prévu avec des groupes de BM indus français) et l’album, puis l’a quitté en 2008. Le split et l’album ont été conçu durant l’année 2007. Le split a fini par sortir en juin dernier – 3 ans après la démo.


Hagakure : Le split dont tu parles est "Disciple of Decadence" , avec Industrial Estate, sorti il y a quelques semaines chez Alchemic Sound Museum. Ça c'est fait comment ? Le split a été mis au point par les groupes ou c'est une idée du label ?

A : En fait, ce split avait déjà une histoire avant de sortir …
Concernant la forme définitive de "Disciple of Decadence" avec Industrial Estate, l'idée vient de moi. J'ai contacté Rikard (TortureXvidian dans Industrial Estate) pour lui dire que j'aimais bien sa musique, et j'ai par la suite proposé le split. C'était vers l’été 2007, enfin dans le coin quoi … En 2008, on a fait un deal avec V.V. Anxietas d’Alchemic Sound Museum, qui a également réalisé l’artwork.


H : Tu avais déjà enregistré ta partie ?

A : A l'origine les compos que j'utilise dans ce split étaient prévues pour un autre split, qui ne s’est jamais fait…
J'ai enregistré les guitares en février 2007 et réalisé le split en août de la même année. Industrial Estate avait également ses compos de réalisée d’ailleurs. Ensuite, un label québécois s'était proposé pour le sortir à 100 exemplaires, il a abandonné … Puis, un label rip-off mexicain s’est proposé, mais ça ne s'est jamais fait, bien sûr… Le split a fini par sortir 3 ans plus tard chez Alchemic Sound Museum.


H : Pourquoi s'est il passé tant de temps entre la réalisation et la sortie ?

A : C'est une bonne question ... C'est le destin qui l'a voulu, il faut l'accepter… D'ailleurs, on s'est même cru "maudit" avec le gars d'IE ! Des démarches pour une sortie ont été faites mais ça n'a pas fonctionné…


H : Vous n'avez pas eu envie de le sortir vous-même ? En téléchargement libre par exemple ? Concrètement un label , ça apporte quoi pour de petites séries comme ça ? Un réseau de distribution ? De la promo ?

A : J'ai pensé à le sortir à un moment donné mais c'est resté une idée… Manque de moyen et de motivation…
Le téléchargement, je n'y ai pas pensé à vrai dire.
J'aime bien qu'il y ait quelque chose de physique car il s'agit d'une "naissance" symboliquement…
Note que je ne suis pas réfractaire au téléchargement, j'y réfléchis comme une hypothèse sérieuse… Maintenant, je n'ai pas encore trouvé la combinaison valable dans mon esprit pour le permettre.
Pour le label, je ne sais pas ce que ça apporte mais ça me plaît que ça reste plutôt confidentiel : mes créations naissent et vivent pour elles-mêmes. L'acte créateur que je réalise n'a pas à subir les attentes de l'extérieur, encore moins à être reconnu autrement qu'"existant", comme "étant", comme manifestation de mon être ...
En un mot : sortir une prod’ avec un petit tirage est un bon compromis pour permettre à l'œuvre de vivre par elle-même et d'être protégée.


H : "Protégée" ? Protégée de quoi ?

A : Protégée d'une forme de profanation ... dans laquelle l'œuvre est consommée puis jetée.
L'œuvre, quand elle est protégée, est alors en possibilité d'être soit oubliée totalement (pourquoi pas pour resurgir ensuite un jour) ou soit d'être découverte et appréciée, progressivement, de plus en plus.


W : Selon toi, des sites Internet spécialisés Metal/Black Metal ou du type Myspace peuvent-ils jouer un rôle important dans le développement du projet ?

A : Oui, dans la mesure où c'est un moyen de réunir dans un (ou des) contexte(s) divers groupes ou personnes pour avancer dans la promotion d'une œuvre… Et cela vient alimenter l'œuvre, "l'enrober", en quelque sorte, pour qu'elle soit présentable au "monde extérieur".
Ce type de média peut permettre également de découvrir de nouvelles influences, qui viendront enrichir (ou appauvrir) et modifier la musique qui sort de soi-même… Hors de ça, je ne vois qu'une utilité mercantile… Ce qui a son intérêt pour ceux qui veulent vivre de ça (au risque de s'assujettir au média en question…)
Ce n'est pas mon cas…


H : Ca ne t'intéresse pas du tout ?

A : Il faut que ça vienne naturellement, que la reconnaissance arrive progressivement…


H : Ta démo précédente "Funeral Shrine" remonte à quand ? C’était également une série limitée ? Tu as des retours sur sa diffusion et l'accueil qu'elle a reçu ?

A : Alors, "Funeral Shrine" remonte à juin 2006 (3 ans avant la sortie du split). C'était une série limitée à 100 copies sorti sur le label de NyKraft, Ahriman Records.
J'avais eu des retours mitigés, tantôt positifs (assez hypocrites, en général…), et d'autres négatifs ; mais je ne m'étais pas attardé sur les critiques, l'important pour moi était de sortir cette démo, sinon j'aurai fait retourner Thy Apokalypse dans le Monde des Idées. C'est donc une grande chance d’avoir croisé la route de NyKraft à ce moment là !


H : Au passage, est ce que tu as déjà des retours, critiques, mais aussi en quantité de diffusion concernant "Disciple of Decadence" ? Est ce que ça t'intéresse ou est-ce que tu t'en fous complètement ?

A : Non, pour "Disciple of Decadence" j'ai pas eu vraiment de retour : des avis positifs dans l'entourage. Et c'est tout. Mais là, c'est clair que je m'en fous. D'ailleurs, je n'ai pas fait l'effort d'envoyer mon CD à des chroniqueurs, ni faire de promo sur les forums etc...
Je crois qu’Alchemic Sound Museum s'est occupé de promouvoir le CD dans ses réseaux et sur myspace (ça c’est sur, je l’ai vu), je ne sais pas si ça a du succès.


H : As tu également participé à des compilations ?

A : Il y a eu le morceau "La démence de l'humanité" , issu de la démo "Funeral Shrine" qui est sorti sur une compil d'Ahriman Rec. ; Il y a eu aussi l'ancêtre de "Part II" dans le "Disciple of Decadence" sur la compil thématique 1984 de la Diffusion Phonographique Populaire, ainsi que l'ancêtre d'"Emanation of Darkness" (qui sera sur l'album, si celui ci sort un jour) sur une compil’ généraliste, toujours de la DPP.


H : La DPP était une initiative issue de la scène Punk, bien que leurs compils aient été très variées, avec pas mal de Metal, d’Indus, d’Electro, etc. Ca t'a apporté quelque chose d'être sur ces compils ? Il y avait une volonté de ta part de sortir de la scène BM, qui a parfois un coté "ghetto" ?

A : Non, j'ai saisi une opportunité qui m'était offerte.
Cette participation m'a permis de réaliser que mes morceaux n'étaient pas encore tout à fait prêts et c'est peu après (quelques mois après, en fait) que j'ai eu l'opportunité d'enregistrer mes compos avec un meilleur son.


H : Pour toi, déclarer qu'un morceau est fini et le publier permet de prendre de la distance, de l'"extérioriser" en quelque sorte pour avoir un avis plus objectif dessus ? La publication fait partie du processus créatif et permet de s'abstraire de l'habitude qu'on peut prendre en "vivant trop longtemps avec un morceau" ?

A : Oui, en effet. Mais il faut noter que pour les 2 morceaux que j'ai proposés à la DPP, ni l'album, ni le split n'étaient vraiment formés … j'avais des idées déjà fixées mais seulement des idées. Contrairement à la démo, qui était déjà formé complètement quand la compil’ Ahriman est sortie.
L'expérience m'a appris que si je n'arrive pas à sortir le morceau, à l'intégrer dans un ensemble, il dépérit ... et c'est pareil si c'est un ensemble qui n'est pas publié sous une forme ou une autre. L'album que je couve depuis un an et demi est peut-être voué à ça ... Entre-temps, je n'ai pas réussi à composer de nouveau pour Thy Apokalypse.


W : Enregistres-tu un morceau dès qu’il est composé, ou attends-tu d’avoir plus de matériel concernant l’ensemble d’un projet pour passer à la réalisation ?

A : J'attends d’avoir réuni un ensemble qui soit cohérent à mes yeux (et mes oreilles).
Il ne me parait pas imaginable de faire des titres hors d'un contexte complet. Il ne peut pas ne pas y avoir continuité entre les morceaux et l’ensemble, le titre lui-même perd sa force alors, il n'a plus aucun sens, c'est un détail parmi d'autres détails… Après on pourrait imaginer de faire des morceaux un à un qui se suivent… Mais ce n'est pas ma manière de procéder, j'aime avoir une vue d'ensemble et que ça forme un tout (le plus possible).


H : Avec le recul, comment juges tu ton évolution entre "Funeral Shrine" et "Disciple of Decadence" ? Au plan musical, inspiration, production aussi…

A : Il y a une continuité logique à mes yeux : je suis passé d'un style musical primaire à un style déjà plus sophistiqué. Cette sophistication (qui est arrivée avec l'apprentissage de quelques astuces dans la technique du son, avec l'arrivée de la guitare etc ...) a affûté mes "outils" d'expression et donc affiné (et grandi) la réalisation de l'ensemble. Il est d'ailleurs intéressant de voir que chaque "révolution technique et technologique" a correspondu à une phase bien précise dans ma relation avec une personne donnée.
En somme, "Disciple of Decadence" est "Funeral Shrine" en plus évolué et sophistiqué. Si on ne s'intéresse pas à l'ensemble, je conçois qu’on puisse dire que c'est radicalement différent (même si je suis la source des deux œuvres). Mais comme tout participe de tout, c'est complètement réducteur à mes yeux.


H : Le fait que "Funeral Shrine" soit plus long que "Disciple of Decadence", rentre peut-être en ligne de compte, mais il y avait une approche plus expérimentale, plus ouverte musicalement (les détracteurs pourraient dire décousue, bien que je ne sois pas entièrement d’accord), on passait d'un morceau dark ambient à du raw BM brutal quasi NoisePunk pour enchaîner sur de l'Electro avec un feeling un peu Drum’n’Bass... ces contrastes étaient-ils voulus ou le résultat d'expérimentations qui t'ont servi à préciser ta direction par la suite ? Je dois dire que j'ai bien aimé cet aspect de "Funeral Shrine", même si tout ne faisait pas mouche sur l'album. Ta partie sur "Disciple..." est plus dense plus dirigée, c'est un aspect que tu as travaillé consciemment ?

A : Oui complètement.
J’y suis vraiment allé au feeling pour "Funeral Shrine"… Mais j'étais dans l’impossibilité de pouvoir extraire la musicalité qui commençait à m'"envahir"… Alors l'expression de cette musicalité est passée autre part et, à l'inverse, elle est devenue plus conventionnelle quand j'ai eu la possibilité de pouvoir travailler l’inspiration qui me venait. Par contre, il faut que je dise tout de suite que ces 2 œuvres (voire 3 avec l'album) ne sont pas basées sur les mêmes thèmes. Concernant la démo, j'avais la haine de l'humanité. C'est ça qui m'a motivé pleinement pour réaliser ce CD. Et je suis frappé de constater maintenant que ma pensée a évolué sur ce sujet, ma musique a évolué également, mais surtout la démo m'est devenue plutôt hermétique… Je ne rentre plus dedans
Sur la démo, j'avais envie de brouiller tout par n'importe quel moyen.


W : Au plan des paroles quelles ont été tes inspirations pour "Disciple of Decadence" ?

A : Mes inspirations pour ce split me sont venues surtout de mes lectures conspirationnistes (forums/sites, 1984 d'Orwell etc..), j'ai beaucoup évolué depuis cette époque… sur le split, je dénonce plutôt… Sur l'album c'est encore différent … Comme toujours, il s'agit de la manifestation de mon être dans une forme particulière, je me mets au centre de ce que je créé (consciemment ou non), sinon je ne créé pas…
Mais, musicalement comme thématiquement, mes œuvres ont également valeur de synthèse personnelle qui, une fois exprimée, c'est-à-dire arrêtée/finie, peut être dépassée. Il y a une forme de "rite de passage"…


H : Ca marque des étapes de ton développement artistique et personnel ?

A : Oui, voilà. Et je peux revenir dessus, pour me souvenir de mon parcours.


H : Donc, avant-tout pour toi, la musique est un outil de recherche sur soi et une sorte d’ autoportrait à un moment donné ?

A : Tout à fait. C'est une pensée (au sens large) qui se matérialise dans le monde suivant les opportunités d'expression qu'elle emprunte ... Et c'est peut-être par là que se manifestent les Dieux, si on en croit Homère !
Donc, symboliquement, elle a une multitude de valeurs possibles qui ne vient pas de- et qui ne s'arrête pas à- seulement la sphère de son moi -ego…


H : Mais cette expression est en direction d'un public -même réduit- ça va vers le monde extérieur, quel rôle joue cet aspect ? Tu en as conscience quand tu travailles ou le public est uniquement une sorte de témoin passif ? L’existence publique de l’œuvre a-t-elle un rôle de validation ?

A : Oui, c'est une forme de validation. Je ne m'adresse à personne en particulier même si je fais du Black Metal, d'où le fait que je ne répugne pas à apparaître sur une compil punk. Mais je tiens quand même à faire du Black Metal, qui est (pour le moment) mon mode d'expression favori.
Quand mon œuvre résonne ailleurs, il est possible que des gens l'entendent. Et là, il y a une possibilité d'échange. Au fond, je ne suis pas différent de Nietzsche qui cherchait des compagnons de route ... L'appui, le soutien m'est nécessaire, mais pas le soutien et l'appui de tous. Si l'on réalise quelque chose, on ne peut pas ne pas être appuyé par quelqu'un. Si on ne fait rien, on ne trouve nécessairement aucun appui. L'appui et le soutien, d'ailleurs, ne sont que des choses liées au contexte du présent, ça n’a qu’un temps, ça ne dure que tant que perdure ce qu’il y a en commun.


H : Et concrètement, tu as trouvé des soutiens par le biais de ta musique ? L'aspect "diffusion" t'as apporté des rencontres intéressantes ?

A : Oui j'ai trouvé des soutiens qui me sont ou qui m'ont été particulièrement utiles pour sortir mes prods, faire l'artwork, enregistrer les instrus etc .. Je ne connais pas l'influence que j'ai eu en retour cependant (peut-être aucune). Il s'agit toujours d'opportunités qui forment des ponts vers la suite ... C'est comme ça que je le vois
Concernant les rencontres intéressantes par le biais de la musique, je n'ai pas vraiment de souvenir... je dirais que parfois, la musique permet de consolider et de faire changer d'état la relation ou alors elle s'estompe aussi vite qu'elle est venue.


H :La musique est elle liée à d'autres activités de ton "développement personnel" ?

A : Oui en effet, il y a interaction entre ces autres activités et la musique dans les deux sens.
Dernièrement, j'avais un "blog-bibliothèque", La Taverne de Borée - que j'ai détruit depuis. Ce blog a duré 1 année, 1 année où j'ai compilé des textes provenant de divers auteurs qui m'ont influencé à un moment où un autre tel que Nietzsche, Evola, Eliade ou encore De Benoist ... Ces auteurs ont et ont eu une influence sur ma pensée en me donnant des détails qui ont permis l'évolution de mon discours, de mes thématiques, de mon imagerie dans ma musique et donné des outils pour aller plus loin. Mais, surtout, ont permis d'affiner encore plus mes goûts. C'est toujours une histoire de "pont" à traverser. Maintenant, je ne sais pas où ça me mènera, c'est tout l'intérêt de l'avenir !


H : Est ce que tu es influencé par les choses que tu écoutes ? Te souviens-tu de ce que tu écoutais à l'époque de "Funeral Shrine" et de "Disciple of Decadence" et du rôle que ça a pu jouer ?

A : Oui, je suis plutôt influencé par ce que j'écoute. Du temps de "Funeral Shrine", j'écoutais certainement du Black Metal (j'en dévorais et je voulais en faire : je l'ai fait, mais d'une autre manière). Par contre, je me souviens mieux du split, j'écoutais beaucoup de trucs "Industriel" (ou proche), ça a eu un certain impact. Ce qui
me passionnait, c'était surtout la B à R. A vrai dire, je voulais qu'elle carbure. Il y aussi le fait que j’ai voulu me prouver que je savais jouer de la guitare (même si je considère cet instrument comme un instrument secondaire). Il est évident que les influences ont joué et qu'il y a eu imitation jusqu'à un certain point.


H : Est ce que tu écoutes exclusivement du BM ou pas ? Est ce qu'au cours de ces dernières années tes goûts ont changé ou se sont diversifiés ?

A : Je dirais que j'écoute 70% de BM et 30 % d'autres choses. J'aime beaucoup les musiques tribales (voire néo-tribale), les trouvères médiévaux, certaines BO de films ou d’autres oeuvres symphoniques mais également des choses rock et heavy ou le death. Mais je reviens rapidement à du Black Metal, c'est une forme qui va bien avec notre temps… De ce fait, ça me parle beaucoup.


H : En quoi le BM est il une forme musicale de nôtre temps ?
Il évoque souvent le passé mythique ou historique, non ?


A : Les thématiques dans le BM sont très variées. Bien qu'évoquant souvent un passé mythique ou historique, il y a aussi une sphère industrielle (j'aurai tendance à dire "satanique" comme généralité) bien développée et qui, à mes yeux, est l'image du Monde vu par le cœur des différents artistes. Pour moi, les deux types de vision ne s'opposent pas, elles vont ensemble comme 2 faces d'une même pièce. Après, il y a toujours des exceptions confirmant la variété de ce milieu ... C'est-à-dire qui ne sont pas versées dans différentes nostalgies ou qui se roulent dans la fange de notre monde ... Et tout ça fait partie de notre temps à mes yeux.
Après, c'est souvent à relativiser : suivant la vue que l'on a de cette médaille, on voit une chose que l'on ne voit pas si l'on s'approche ou si l'on s'éloigne
Musicalement c'est pareil : pour quelqu'un complètement hors du Metal, écouter du BM c'est comme écouter de la Noise etc ...
Thématiquement, beaucoup voit la scène BM comme une sphère satanique (en rapport à l'imagerie, ce qui est visible de loin notamment)…


H : Oui , c'est clair que c'est dur à rater...
As tu des sides-projects, ou prévois tu d'en avoir, dans d'autres styles ?


A : Actuellement, je collabore avec Nykraft, sur son projet Abfall. J'ai des idées dans les cartons également de différents projets mais je vais éviter de spéculer car rien n'étant fait, ça peut bien ne jamais exister. A un moment donné, j'ai quand même essayé de monter un vrai groupe mais c'est parti en eau de boudin ... Il n'existe plus, il n'a jamais existé.


H : Être un one man band n'est donc pas, ou pas uniquement un choix délibéré ?

A : A vrai dire, ça n'a pas été un choix, c'est arrivé dans un contexte bien précis je l'ai accepté sans y réfléchir. D'autres contextes créent des associations. D'ailleurs, Thy Apokalypse entre 2006-2008 a reçu l'assistance d'un bassiste de session (Legolas Landvoettir).
Maintenant, que j'ai pris goût à la création par soi-même, pour soi-même. J'ai quand même pas mal de difficultés à interagir avec autrui, surtout quand il s'agit de modifier les compos que j'ai faite (ce fut le cas dans le groupe que j'ai monté)
Je n’accepte le progrès dans mes compos que de manière infime, si le progrès change le visage de la compo (non pour l’améliorer mais pour le changer vraiment), là je ne l'accepte pas.


W : Quels sont tes objectifs pour l’avenir ?

A : Et bien, déjà sortir mon album…
Et peut-être – surtout ! – vivre heureux à jamais dans l’amour et la paix universelle d’un monde sans guerre !(rires)
Non j'en sais rien, mieux vaut ne rien se fixer…

H : Souhaites tu ajouter quelque chose ?

A : Eh bien, merci à toi pour l'interview !

H : De rien ! Merci à toi !

Entrevue disponible sur Magic Fire Music











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